Des chaussures qui se passent de pétrole et dépolluent les lacs ? On a envie de vous dire « Welcome to the futur! ». Depuis un moment, l’industrie de la chaussure cherche à s’adapter à la nouvelle donne mondiale qui consiste à produire avec des matériaux et des procédés plus écologiques et durables. Par exemple, on sait que Nike retravaille la composition de sa boite à chaussures en recyclant des capsules de café, tandis qu’Adidas décide dans le même temps de reconditionner le plastique trouvé dans les océans. Virobarefoot, société londonienne qui édite cette paire de basket amphibie, a choisi de dépolluer les lacs infestés d’algues. Elle aurait pu se lancer dans l’industrie du sushi, elle a préféré les chaussures…

… Parlons de l’élément déclencheur.

Le projet est né en Chine, sur le lac Taihu. Il y a quelques années, plusieurs millions de personnes se sont retrouvées temporairement sans eau potable, suite à une explosion massive de croissance d’algues sur le lac. Obligé de trouver une solution, le gouvernement a travaillé avec une entreprise pour récolter les algues avant qu’elles ne soient hors de contrôle. L’entreprise les transforme aujourd’hui en un matériau caoutchouteux pour faire des chaussures. Et elle ne rigole pas avec la souplesse !

Le process de création

Virobarefoot est aidée par la société Bloom Foam (Mississippi) qui lui fournit du matériel. Au passage, les explosions d’algues sont appelées « Blooms », d’où le nom de la société. Des plateformes mobiles aspirent doucement les algues de l’eau et recrachent cette eau filtrée et propre dans le lac. La pollution est en partie causée par le ruissellement d’engrais issus de l’agriculture. La technologie a l’avantage d’éliminer une masse conséquente de ces algues invasives, mais aussi de se priver de pétrole.

Les bénéfices ?

Il y en a plusieurs ! Pour l’environnement, la prolifération des algues prive les animaux marins d’oxygène, et les empêche de voir la lumière du soleil. Sans parler des toxines rejetées par certaines algues en fin de vie qui ont un impact direct sur l’écosystème. C’est aussi plus de 215 litres d’eau filtrée qui repartent dans leur habitat naturel, et plusieurs tonnes de CO2 en moins qui se déversent, à chaque paire fabriquée !

Vision

Le processus de fabrication a du relever plusieurs défis, notamment la conception d’un moule spécifique pour créer cette chaussure recouverte de trous hexagonaux. Le pari est gagné puisqu’elle laisse non seulement respirer le pied, mais évidemment parce qu’elle est amphibie. Bah oui tant qu’à faire, autant qu’elle résiste à l’eau…

 
 

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