Chômage : Macron fait en sorte que les chômeurs aient le décisiomètre à zéro

On l’a appris tôt ce matin, 2018 sera l’année du décisiomètre à zéro pour les chômeurs en mal d’emploi. S’ils font de leur mieux pour retrouver un boulot stable, ils n’auront plus le choix d’accepter les différentes offres de Pôle Emploi. Quitte à régresser. Explications.

Emilien a terminé ses études. Bac+8 en poche, il fait ses premières armes dans une banque de renom, où on lui propose un contrat sympa, un CDD 18 mois rémunéré au SMIC. “Il faut bien commencer un jour. Au moins, la banque m’a laissé ma chance”, déclare Emilien. Mais depuis quelques semaines, il est au chômage. Le temps de travail écoulé, on lui explique qu’on ne peut le garder par soucis de difficultés économiques. Emilien cherche donc activement un nouveau job, persuadé d’avoir les compétences nécessaires et un diplôme suffisant. Plusieurs murs plus tard, il se rend compte que ce n’est pas si évident. “Dans ma branche, on est nombreux à avoir le même diplôme. Mon Pôle Emploi commence à me faire pression pour que je change.”

Une première offre : une formation

Emilien reçoit tout d’abord une offre de formation de la part de son conseiller. “Il m’a proposé de me former en poissonnerie. Je n’y connais rien et c’est surement intéressant, mais c’est loin de ce que je voulais faire. Le problème, c’est que je n’ai plus le choix”, justifie-t-il. Il se permet tout de même de décliner l’offre, réitérant au passage ses critères de recherche.

Une seconde offre 1h plus tard : un emploi

Une heure plus tard, Emilien reçoit une offre, cette fois-ci d’emploi. “Ça avait l’air intéressant, dans une grosse boîte. Mais quand on m’a demandé si j’avais des allergies aux produits d’entretien, au départ j’ai pas compris”, déclare Emilien. Son conseiller lui propose un poste de “technicien de nettoyage entretien multi-surface et mobilier agréé”. Il lui précise que l’important “c’est d’avoir un premier pied dans la boîte” pour “se créer un réseau.” Emilien n’a pas le choix. Même s’il éprouve un profond respect pour ceux qui font ce métier, ce n’était pas vraiment ce qu’il avait prévu pour son avenir. Mais il sait que s’il refuse cette seconde offre d’emploi, ses indemnités seront sucrées. De quoi lui mettre définitivement le décisiomètre à zéro.

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